lundi 21 janvier 2008 à 23h06
Aujourd'hui a été dévoilé un blog collaboratif très intéressant selon de nombreux points de vues : InsideRIA.
Tout d'abord il recoupe le point de vue de certains acteurs d'Adobe sur les RIA, comme Rich Tretola ou Andrew Trice, mais également des acteurs plus "extérieurs", offrant donc une vision plus libre des technologies d'Adobe. Le blog se recentre nettement autour d'Adobe AIR et de Flex, ce que certains pourront trouver dommage.
En tout cas, il ressort de la lecture des premiers posts une véritable impatience autour d'Adobe AIR et des possibilités qu'offrent la fusion entre deux mondes : les applications de bureau et les technologies du Web.
Je ressortirais notamment deux aspects :
J'attends avec impatience les prochains article et me retrouve enthousiaste devant ce blog collaboratif. A quand un équivalent français ?
Tout d'abord il recoupe le point de vue de certains acteurs d'Adobe sur les RIA, comme Rich Tretola ou Andrew Trice, mais également des acteurs plus "extérieurs", offrant donc une vision plus libre des technologies d'Adobe. Le blog se recentre nettement autour d'Adobe AIR et de Flex, ce que certains pourront trouver dommage.
En tout cas, il ressort de la lecture des premiers posts une véritable impatience autour d'Adobe AIR et des possibilités qu'offrent la fusion entre deux mondes : les applications de bureau et les technologies du Web.
Je ressortirais notamment deux aspects :
- Le concept de RIA comme un "mouvement" : on ne créé pas de nouvelles applications, mais on déplace l'existants vers d'autres comportements, d'autres manières de présenter et d'accéder à l'information. En somme, il s'agit plus d'une évolution. On voit également le mouvement des applications Web vers le bureau pour offrir des Rich Desktop Applications...
- "Time spent doing research on how to build the user experience you are trying to obtain will not be time wasted". Je pense que cette phrase extraite de la définition de Rich Tretola sur les RIA n'est pas assez soulignée lorsque l'on débute un projet RIA, alors que cet investissement représentera la vraie plus value du service "riche". Pour la traduire rapidement, je dirais que le temps passer à créer la meilleure expérience utilisateur ne sera jamais perdu. Développer via des technologies comme Silverlight ou Flex offrent de nombreux avantages techniques (rapidité de développement, etc.) et de déploiement (ubiquité, plugin répandu). Mais ces derniers éléments ne feront jamais une vraie application riche. En cherchant à améliorer l'expérience utilisateur, à trouver l'usage encore inexploité qui fera gagner du temps à l'utilisateur final, la fonctionnalité simplifiant la vie, celle devant laquelle on ne peut s'empêcher de dire "Wahou" ! Ce sont ces usages et le temps passer à la chercher qui poussera votre application vers une vraie richesse.
J'attends avec impatience les prochains article et me retrouve enthousiaste devant ce blog collaboratif. A quand un équivalent français ?


Commentaires
1 . Le lundi 21 janvier 2008 à 23h54, par Christophe Lauer [MS]
Voilà une idée à lancer... Peut-être un rapprochement avec le blog "Interfaces Riches" serait un bon début ?
www.interfaces-riches.com...
Si tu as un projet dans ce sens, n'oublie pas de m'en parler ;)
2 . Le mardi 22 janvier 2008 à 12h38, par Maz
Salut Fabien,
> "Time spent doing research on how to build the user experience you are
> trying to obtain will not be time wasted"
Pour moi c'est du pipot... Comment traduire cela en critères objectifs ? Quels sont les indicateurs qu'on peut utiliser pour mesurer l'expérience utilisateur ? :S
Par contre je suis d'accord qu'au niveau projet, temps de développement ce serait beaucoup plus évident et facile à mesurer. Mais ce qu'on veut, pour justifier les technos riches, c'est des chiffres... et Adobe ne nous donne pas grand chose à ce niveau
{Maz}
3 . Le mardi 22 janvier 2008 à 15h11, par Christophe Lauer [MS]
@MaZ
Je pense que c'est illusoire de penser que tu peux trouver des chiffres quelque part, et qu'il serait idiot de la part de Adobe - ou d'un autre ;) - de prétendre que l'utilisation de RIA permet de gagner X% sur les temps de développement ou je ne sais quoi.
On sait bien que tout ceci dépend de tellement de facteurs... Quelle est la maturité des équipes de développement, leur expérience technique et/ou fonctionnelle sur des projets similaires, la complexité et l'étendu du projet, qui sont les utilisateurs, leur mairise de l'outil informatique, etc...
Quant à la quote que tu cites, pour moi c'est juste du bon sens. Tout bon chef de projet ou architecte sait par expérience qu'une modification ou un changement dans les specs coute de plus en plus cher à mesure qu'il est pris en compte tard dans le cycle de développement. Il n'en est pas autrement des questions d'ergonomie, qui au delà de l'aspect cosmetique, conditionnent assez souvent le succès et l'adoption de l'application à terme par les utilisateurs. J'ai déjà rencontré des projets mal menés, avec des applications on dira "pas top top" du point de vue usabilité et qui ont été purement et simplement rejetées par les utilisateurs. Bilan : un projet à la poubelle et on recommence...
4 . Le mardi 22 janvier 2008 à 21h41, par FabienD
@Maz : je rejoins Christophe sur le fait qu'on ne peux pas réellement fournir de chiffres tant le nombre de facteurs et de critères est important. La seule chose que je peux dire c'est qu'une RIA rencontrera du succès si l'expérience utilisateur est bonne (il n'y a pas que ça) : si elle ne l'est pas, le succès sera certainement absent.
Par contre je pense que la quote n'est pas si "triviale" qu'elle en a l'air. Offrir une vraie expérience novatrice (je pense par exemple à de bons exemple comme Picnik, Deezer ou last.fm) permet forcément de se démarquer : néanmoins il existe à mon sens trop de personnes se lancant dans le développement d'applications riches sans réfléchir à la valeur ajoutée que leur offrira la technologie. Pourquoi ? Je dirais parce que tout simplement les technologies sont trop récentes et ensuite, les bons usages ne sont pas encore tous trouvés...
Il y a moyen de faire de très bonnes choses via les technologies RIA ; on peut également faire de la bonne "merde"...
Pour finir, je dirais que je suis un adepte de ce que l'on retrouve un peu chez Google et Apple : faire le plus simple possible, tout en restant super simple, intuitif et ergonomique.
5 . Le mercredi 23 janvier 2008 à 14h50, par Maz
Ne vous en faites pas, je suis complètement en accord avec cette citation mais nous la voyons avec un oeil d'ergonome et d'utilisateur averti de ces nouvelles technologies riches. Donc forcément notre avis est fortement biaisé.
Plaçons nous plutôt du côté du client qui se retrouve devant des devis. Comment différencier un projet effectué avec une techno riche d'un projet avec des technos classiques ? Est-ce qu'à ce stade de décision le caractère "riche" apporte de la valeur ajoutée ? Comment le justifier ? Pire, comment le chiffrer ?
Mais par contre je suis d'accord, l'usabilité d'un site interviendra aux stades de validation client ; et un bon site sera bien sûr bien plus apprécié du client. Mais pour nous, en termes de $$ qu'est-ce qu'on y gagne ?
Et je suis d'accord, ya des tas de paramètres et de problèmes pour apporter du quantitatif et si j'avais les réponses j'aurais pas posé la question... Mais au jour le jour je me confronte au monde de l'entreprise avec sans cesse des gens qui me demandent "C'est quoi Flex, ça apporte quoi ?"... Ces gens là n'ont que très peu d'affinité pour l'ergonomie et leur répondre "Ca fait des jolies choses" ça ne leur dit rien du tout...
Si vous avez des pistes... chuis preneur
{Maz}
6 . Le jeudi 24 janvier 2008 à 22h07, par Christophe Lauer [MS]
@Maz :
Euh, je ne suis certainement pas le mieux placé pour dire pourquoi Flex et meilleur ;) (pour ceux qui ne suivraient pas, je travaille chez Microsoft ;))
En revanche, je vois les RIA comme étant simplement l'aboutissement de ce que l'on s'évertue à obtenir des interfaces Web. Je me souviens des premiers séminaires d'évangélisation sur les interfaces Web pour des applications d'entreprise, un peu avant 2000, alors que j'étais chez SQLI.
Je me souviens de tout ce que l'on pensait être définitivement impossible en HTML à l'époque, et les premiers pas timides de DHTML.
Limitations importantes, mais les entreprises avaient alors souffert de plusieurs années de mauvaises expériences avec les outils client/serveur de 1ère et 2ème génération, les problèmes de déploiement, de maintenance du parc, principalement.
L'interface Web, même rustique et frustre, présentait alors certains avantages indéniables.
Ces dernières années, les technos Ajax ont connu leurs heures de gloire et étaient à leur apogée. A tel point que les utilisateurs en ont encore demandé "plus".
Or, "plus" en termes d'ergonomie, plus de proximité du point de vue User Experience avec les applications "Windows" traditionnelles, sans sacrifier aux bénéfices du "non déploiement" et de la "non installation", tout ceci nous oriente tout naturellement vers les RIA.
En outre, l'interface RIA est un client idéal pour les services et applications "in the cloud" que les apôtres du SaaS (lisez S+S chez Microsoft) nous vendent et qui présentent elles aussi d'autres gisements d'opportunités.
Pour moi, les RIA ne sont ni plus ni moins que l'aboutissement de tous les travaux et tentatives autour des interfaces Web, depuis ses balbutiements jusqu'aux actuelles interfaces Ajax, qui ont au passage permis de populariser CSS.
Voilà où sont les bénéfices. Ni plus ni moins. Et j'ai la naïveté de penser que n'importe quel client ou responsable informatique ne mettra pas longtemps à voir son propre intérêt dans ce mouvement qui va de plus en plus se généraliser dans notre industrie.
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